"Toutes les bonnes choses ont une fin", dit-on. Ou, "une page se tourne". Ces derniers jours je n'ai pas vu la page se tourner , le revirement a été brutal. J'ai cessé de jouer les profs et me suis retrouvée du jour au lendemain à servir la clientèle posh de l'Essex dans ce fameux pub où l'on tourne une émission de télé réalité. Un entretien plus tard et je me voyais offrir une place à l'Institute of Education où je serai formée professeur de langues étrangères au Royaume-Uni dès Septembre prochain. Un petit tour aux puces et quelques photos de cupcakes prises à la va-vite et on me demande de photographier ces petites merveilles pour le site web de leur toute nouvelle compagnie. Même la pluie de ces dernières semaines ne me déprime plus.
Aujourd'hui, cela fait 8 mois que je me réveille avec l'impression d'avoir trouvé une terre d'accueil, un homme que j'aime avec passion et un avenir. Malgré les challenges à relever et les manques à combler, aujourd'hui, cela fait 8 mois que je me réveille avec la sensation d'avoir trouvé le bonheur.
Je profite de ma toute dernière semaine à Beal et Caterham. Essaye de trouver un job d'été. Tente de caser une semaine
d'observation en école primaire avant Septembre. Révise mon entretien pour l'Institute of Education. Confirme mon CDD en France pour le mois d'août. Prévois des vacances à Sharm El Sheik dans
tout ce méli-mélo. Bref, so much to do, so little time ! Un mois après, quelques photos de Valencia, beaucoup plus sportif que prévu. Vive Valenbisi !

Aujourd'hui je n'ai que le temps de poster quelques photos de mon aventure en Irlande, au début du mois dernier. Tout défile et je veux en profiter. L'Irlande est comme je l'avais imaginée. Peut-être encore plus magique. Pour une fois, les stéréotypes sont de rigueur. Du caractère, du charme à l'état pur. J'y reviendrai pour ses randonnées pitoresques au beau milieu du printemps.
On a balayé l'hiver. Je voudrais arrêter le temps. Je choisirais le bon moment, et en un claquement de doigts, tout ne serait plus qu'éternité. Une pause sans reprise. J'arrêterais tout lorsqu'il me dirait combien il m'aime, ses yeux plongés dans les miens, ses mains caressant mes deux joues. Ses lèvres pulpeuses s'approchant doucement de ma bouche entrouverte. Je le ferais tomber sur le lit et m'étalerais le long de son corps afin de ne sentir rien d'autre que sa peau nue contre la mienne. A cet instant précis, plus de craintes ni d'envie. Simplement deux corps entremêlés. Plus de printemps, ni de fraises. Juste lui et moi, perdus dans le temps et l'espace. De sorte que nous ne serions plus trop jeunes pour nous aimer ni trop vieux pour nous déchirer.